Le Thort est situé en Lozère entre La Bastide Puylaurent et Prévenchères sur le GR72, le GR700 Chemin Régordane ou Chemin de Saint Gilles et le Cévenol. Randonnées, champignons, VTT, fromages de chèvre, dolmen.

Le col du Thort en Lozère

 

Le Thort
Alt. 1100m

Le Thort en Lozère (GR72, Voie Régordane ou Chemin de St Gilles, GRP Le Cévenol)Thort (le): Une localité "Le Thor" dans le Vaucluse; pas d'étym. précise. * turra, hauteur, gaulois ?" On a observé que les noms en Tur- ou Turno- désignent toujours des localités situées sur des éminences naturelles: ainsi, en France, les Tour ou Thour (des Alpes aux Ardennes) permettent d'expliquer Torrimont, nom d'une colline à Tournay (Neufchâteau), tandis que les Turno-durum (Tonnerre, F, Yonne) et Turn-âcum permettent d'expliquer non seulement le Tournay précité, mais aussi le Tournai hennuyer, dont le noyau belgo-romain primitif était situé sur une légère éminence. C'est la récurrence de ce trait géographique qui permet d'attribuer le sens de hauteur naturelle à cet élément *tur- (parfois *tul-) dont le celtique ancien a fait turno-, mais qui remonte à un idiome pré-celtique inconnu.” (La toponymie ou science des noms de lieux.

Le Thort en Lozère (GR72, Voie Régordane ou Chemin de St Gilles, GRP Le Cévenol)Son application au patrimoine celtique de l'Ardenne, Jean Loicq). 1 - D'après Alain Nouvel la racine *tur- présente en chamito-sémitique, en ouralo-altaïque, en dravidien, en indo-européen, etc. permet d'expliquer les formes en tur-, tor-, tour-. Cette racine évoque l'idée de hauteur. La racine TUR-N- ("hauteur") peut être un élargissement de la racine celtique *tur que l'on rencontre dans Tournon (Ard.), Tournes (Ard., P. de C.), Thorn (voie romaine Maastricht à Nimégue).En ancien français on trouve turel, tureau, thurel, turet, toron, tolon, … dans le sens de colline, éminence. 2 - D'après André Compan Thor-, Thoron-, Terron sont issus d'une base pré-indo-européenne : *tor-, hauteur plus ou moins allongée ou rectiligne, cf. cime de Tor (2151 m massif de l'Aution), pointe de Tor (Gesso et Roya). Le mot tor est toujours employé en provençal pour désigner un tertre, une éminence (Mistral, TDF) (TDF = dictionnaire "Trésor de la langue française"), ex. Le Thor (Vaucluse), Thoron et Terron sont deux formes dérivées. Egalement : Thorenc (c. d'Andon), Le Thoronet, butte de 865 m au N-O de Gourdon avec enceinte pré-romaine, Tournon, c. de Montauroux, connu par l'oppidum romain du Collet Redoun, etc. 3 - Enfin Ch. Rostaing rattache à cette racine Tournoux (Ubaye) et Tournefort (vallée de la Tinée). 4- Autres NL: "Thoury-sur-Jour” (Nièvre) et "Tournus” (Sâone et Loire). La question est: la racine "*tor- /*tur-" est-elle indo-européenne ou pré-indo-européenne? Dans le premier cas, elle serait celtique; dans le deuxième, cela signifierait que les Gaulois ont assimilé ce mot antérieur à leur présence.

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Le Thort en Lozère (GR72, Voie Régordane ou Chemin de St Gilles, GRP Le Cévenol)Au sommet de la montée, à proximité du village du Thort, très beau paysage: vers l'est, le regard plonge dans la profonde vallée de la Borne et au-delà sur le plateau de Montselgues; au nord l'horizon est fermé par les hauts plateaux du Velay et, par temps clair, on aperçoit Pradelles.

La légende attribue l'origine du dolmen à Gargantua qui, par jeu, aurait jeté cette pierre depuis la Garde-Guérin. Dans le bois voisin, on a trouvé des tessons de tuiles et des vestiges de foumeaux gallo-romains pour réduire le minerai de fer, ainsi que des scories qui en provenaient: sur cette crête étroite que le vent balaie sans cesse, ces fourneaux étaient assurés d'une excellente ventilation. Ici, on franchit la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée à 1133 mètres d'altitude.

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Le Thort en Lozère (GR72, Voie Régordane ou Chemin de St Gilles, GRP Le Cévenol)Le Chemin de Régordane traverse une dalle de schiste dans laquelle il est taillé la route du XVIIIe siècle, la demière, taillée dans le rocher, large de 4 m., marquées par deux ornières écartées de 1,20 mètre, oeuvre des dernières charrettes utilisées dans la région, et sur la droite, plusieurs paires d'ornières très profondes, à la voie de 1,40 mètre, qui auraient été creusées par les véhicules qui ont circulé aux XIIème-XIIIème siècle. Cette voie très ancienne est née bien avant l'apparition de l'homme après qu'une dislocation nord-sud avec charriage des plaques ait ouvert des cols et, en particulier, le plus important d'entre eux, celui qui au sud de Villefort ouvre un passage à basse altitude au travers d'une barrière de 60 kilomètres de long formé par le Mont Lozère et le chaînon du Mas de l'Aire. La faille a été génératrice de sources nombreuses qui la jalonnent. Les premiers animaux du monde l'ont instinctivement empruntée, de source en source, de col en col, dans un mouvement spontané de transhumance. L'homme a suivi les animaux, des millénaires plus tard, en créant une draille, une simple piste. Certains pensent, non sans raison, que des convois d'étain l'ont empruntée entre les ports phéniciens de Saint-Valéry-en-Caux, en Normandie, et de Saint-Gilles.

Les Romains l'ont sans doute suivie pour charrier les métaux qu'on extrayait de part et d'autre dans des lieux dédiés au dieu du commerce et de l'industrie, Mercoire, Mercoirol, Mercouly. Mais ce n'était pas encore un axe majeur comme il le devint au Moyen Age, après le partage de l'Empire carolingien qui place la vallée du Rhône dans l'Empire germanique et fait du Chemin de Régordane l'itinéraire le plus oriental du Royaume. C'est à cette époque (XIIe-XIIIe siècles) que le charroi se développe en raison des progrès de l'attelage obtenus lorsqu'on réalise que c'est par leur poids que tirent les animaux (comme l'homme, d'ailleurs) et non, comme on peut le lire dans les manuels scolaires, en raison de la découverte de la traction par les épaules que les égyptiens pratiquaient au temps de Toutankhamon, quatorze siècles avant J.-C. On trace alors la route sur les hauts plateaux du Thort, de la Molette et de la Garde-Guérin en Lozère. On la taille dans le schiste sur les versants des vallées de la Cèze. Dans les villages, on bâtit des maisons sur de vastes entrepôts qui s'ouvrent sur la grande rue par des portes en ogives dont on peut voir des vestiges à Génolhac dans le Gard. Des véhicules, de petite taille et ne portant guère plus de 500 kilogrammes en raison des matériaux employés pour les construire, y circulent.

Le col du Thort en Lozère

 

L'Etoile Chambres et tables d'hôtes à La Bastide Puylaurent entre Lozère, Ardèche et Cévennes

Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, GR470 Sentier des Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des randonnées en étoile à la journée. Idéal pour un séjour de détente.

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